Calcul du rendement locatif : brut, net et net-net, avec exemple

Christophe Giraud

Christophe Giraud

24 mars 2026

Simulateur de rendement locatif

Calculette rendement locatif

Prix
€
Travaux
€
Loyer
€/mois

Notaire
€
Charges
€/an
Taux crédit
%
Durée
ans
—
Mensualité de crédit
—
Cashflow mensuel
—
Rendement brut

Simulation basée sur un emprunt de la totalité du projet (frais de notaire inclus) sur la durée saisie, au taux indiqué + assurance emprunteur 0,4 %.
Le rendement brut est calculé à partir du prix d’achat, des travaux et des loyers annuels. Les frais de notaire et charges sont paramétrables via « Plus de paramètres ».

L’essentiel à retenir : le rendement brut se calcule en divisant le loyer annuel par le prix d’achat. Il est trompeur : le rendement net déduit les charges (taxe foncière, copropriété, assurance, gestion, vacance, entretien) et ajoute les frais d’acquisition au prix ; le rendement net-net tient compte en plus de l’impôt. C’est ce dernier, avec le cash-flow mensuel si vous empruntez, qui dit vraiment si un investissement est rentable.

Les trois niveaux de rendement

IndicateurFormule
Rendement brutloyers annuels ÷ prix d’achat × 100
Rendement net(loyers annuels − charges annuelles) ÷ (prix + frais d’acquisition + travaux) × 100
Rendement net-net(loyers − charges − impôts) ÷ (prix + frais + travaux) × 100

Exemple chiffré

Appartement acheté 160 000 €, frais de notaire 12 000 €, travaux 8 000 € (total 180 000 €), loué 750 € par mois.

  • Rendement brut : 9 000 ÷ 160 000 = 5,6 %.
  • Charges annuelles : taxe foncière 900 €, copropriété non récupérable 600 €, assurance 150 €, gestion 7 % (630 €), provision vacance et entretien 600 €, soit 2 880 €.
  • Rendement net : (9 000 − 2 880) ÷ 180 000 = 3,4 %.
  • Rendement net-net : selon votre tranche d’imposition et le régime fiscal, il peut descendre autour de 2 à 3 %.
Comparaison entre flux de trésorerie annuel et valorisation du capital immobilier

Les charges à ne pas oublier

  • Taxe foncière et charges de copropriété non récupérables.
  • Assurance propriétaire non occupant et, éventuellement, assurance loyers impayés.
  • Frais de gestion locative si vous déléguez.
  • Vacance locative entre deux locataires.
  • Entretien, réparations et gros travaux de copropriété.
  • Intérêts et assurance de l’emprunt, si vous financez à crédit.

Fiscalité et cash-flow

Le régime fiscal change fortement le rendement net-net : location nue en micro-foncier ou au réel, location meublée en LMNP. Avec un crédit, calculez aussi le cash-flow mensuel : loyer − mensualité − charges − impôt. Un cash-flow négatif signifie un effort d’épargne chaque mois.

Interpréter le résultat

  • Un rendement brut élevé s’accompagne souvent de risques plus importants : vacance, impayés, travaux, faible valorisation.
  • Dans les grandes villes, les rendements sont plus faibles mais la demande et la revente sont plus sûres.
  • La plus-value éventuelle à la revente complète le rendement, sans être garantie.
  • Vérifiez le DPE : les logements classés G sont progressivement interdits à la location, puis F et E.

FAQ

Qu’est-ce qu’un bon rendement locatif ?

Il n’y a pas de chiffre universel ; comparez le rendement net-net au risque, à la localisation et à votre objectif.

Faut-il inclure les frais de notaire ?

Oui, dans le rendement net et net-net.

Le simulateur remplace-t-il une étude ?

Non, il donne un ordre de grandeur à partir de vos hypothèses.

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.

Sources : impots.gouv.fr (revenus fonciers, LMNP) ; ministère de la Transition écologique (calendrier des logements indécents selon le DPE) ; ANIL. Vérifié en octobre 2026.

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