L’essentiel à retenir : l’installation d’un poêle à bois et de son conduit doit respecter le DTU 24.1 et les notices des fabricants : conduit adapté (tubage ou conduit isolé), distances de sécurité avec les matériaux combustibles, débouché suffisamment au-dessus du toit, amenée d’air, et raccordement étanche. Le ramonage est obligatoire, en général deux fois par an pour le bois, dont une pendant la période de chauffe, selon le règlement sanitaire départemental. Faites poser par un professionnel qualifié.
Sommaire
- Les types de conduits
- Les règles essentielles
- Le débouché en toiture
- Le ramonage et l’entretien
- Sécurité et assurance
- FAQ
Les types de conduits
- Tubage d’un conduit maçonné existant : un tube inox est inséré dans l’ancien conduit, après vérification de son état.
- Conduit isolé (double paroi) : pour une installation neuve, à l’intérieur ou à l’extérieur.
- Conduit de raccordement : relie le poêle au conduit de fumée ; il doit rester visible et démontable.
- Conduit concentrique : pour les poêles étanches (notamment à granulés), qui prennent l’air extérieur.
Les règles essentielles
- Respecter la distance de sécurité entre le conduit et les matériaux combustibles (bois de charpente, isolant), indiquée par le fabricant du conduit.
- Utiliser un conduit compatible avec l’appareil (température, condensation) et dont le diamètre correspond à la sortie du poêle.
- Limiter les coudes et respecter les longueurs maximales.
- Prévoir une amenée d’air suffisante dans la pièce, surtout dans un logement bien isolé ou équipé d’une VMC.
- Installer un détecteur de fumée (obligatoire dans tout logement) ; un détecteur de monoxyde de carbone est vivement recommandé.

Le débouché en toiture
Le conduit doit déboucher suffisamment au-dessus du faîtage et des obstacles voisins pour assurer un bon tirage et éviter les refoulements : les règles du DTU fixent des hauteurs minimales selon la distance au faîtage et aux constructions proches. Un chapeau ou un aspirateur statique peut améliorer le tirage. En copropriété ou en secteur protégé, une autorisation peut être nécessaire.

Le ramonage et l’entretien
- Ramonage mécanique par un professionnel, qui remet un certificat : souvent exigé par l’assureur en cas de sinistre.
- Fréquence : en général deux fois par an pour le bois, dont une pendant la période d’utilisation, selon le règlement sanitaire départemental.
- Utiliser du bois sec (humidité inférieure à 20 %) pour limiter le bistre et la pollution. Voir bien stocker son bois.
- Faire entretenir l’appareil selon la notice.

Sécurité et assurance
Un feu de cheminée ou une intoxication au monoxyde de carbone sont les principaux risques. Une installation non conforme ou un défaut de ramonage peuvent conduire l’assureur à réduire ou refuser l’indemnisation. Conservez la facture de pose, l’attestation de conformité et les certificats de ramonage. Pour bien allumer votre poêle, voir l’allumage inversé et pour une cheminée, le foyer fermé.
FAQ
Peut-on installer soi-même un conduit de poêle ?
C’est techniquement possible mais déconseillé ; un professionnel qualifié garantit la conformité et facilite les relations avec l’assureur.
Faut-il tuber un ancien conduit ?
Souvent oui pour un poêle, afin d’adapter la section et garantir l’étanchéité.
Combien de ramonages par an ?
En général deux pour le bois ; vérifiez le règlement sanitaire de votre département.
Sources : DTU 24.1 (travaux de fumisterie) ; règlement sanitaire départemental type ; ADEME (chauffage au bois) ; Santé publique France (monoxyde de carbone). Vérifié en octobre 2026.