L’essentiel à retenir : louer un meublé de tourisme demande de respecter des règles qui se sont durcies avec la loi du 19 novembre 2024 : déclaration ou enregistrement en mairie (avec un numéro à afficher sur les annonces), limite de 120 jours par an pour une résidence principale (que la commune peut abaisser à 90), autorisation de changement d’usage dans certaines villes, exigences de DPE et règles de copropriété. Gérer sans agence ni conciergerie est possible, mais demande une organisation rigoureuse : annonces, ménage, accueil, réservations et fiscalité.
Sommaire
Les règles à respecter
- Déclaration ou enregistrement : tout meublé de tourisme doit être déclaré en mairie ; dans les communes qui l’exigent, un numéro d’enregistrement doit figurer sur les annonces. La loi de 2024 prévoit la généralisation de l’enregistrement via un téléservice national.
- Résidence principale : location limitée à 120 jours par an, plafond que la commune peut réduire à 90 jours.
- Résidence secondaire : dans les villes de plus de 200 000 habitants, en petite couronne parisienne et dans les communes qui l’ont décidé, une autorisation de changement d’usage est nécessaire, parfois avec compensation.
- Performance énergétique : les meublés de tourisme sont progressivement soumis à des exigences de DPE, comme les locations longue durée.
- Copropriété : le règlement peut interdire ou encadrer ces locations ; vérifiez-le.
- Taxe de séjour : à collecter et reverser à la commune (souvent prise en charge par les plateformes).
Les règles varient beaucoup selon les communes : renseignez-vous en mairie avant de vous lancer.
La fiscalité
Les revenus relèvent des bénéfices industriels et commerciaux. Depuis les revenus 2025, le micro-BIC est limité à 15 000 € de recettes avec un abattement de 30 % pour les meublés non classés, et à 77 700 € avec 50 % pour les meublés classés. Le régime réel permet de déduire les charges et d’amortir le bien. Voir notre article sur la fiscalité LMNP.

S’organiser sans agence
- Annonce : photos de qualité, description honnête, règlement intérieur clair, numéro d’enregistrement.
- Tarifs : adaptés aux saisons et aux événements locaux.
- Accueil : remise des clés en personne ou boîte à clés sécurisée.
- Ménage et linge : prestataire local ou organisation personnelle, avec un calendrier partagé.
- Équipement : literie de qualité, détecteur de fumée, consignes de sécurité, wifi.
- Assurance : vérifiez que votre assurance habitation couvre la location saisonnière ou souscrivez une extension.
Les outils utiles
- Un gestionnaire de calendrier qui synchronise plusieurs plateformes pour éviter les doubles réservations.
- Des messages automatiques (confirmation, arrivée, départ).
- Une serrure connectée ou une boîte à clés.
- Un tableur de suivi des recettes et charges pour la déclaration.
Pour choisir une plateforme, voir Abritel ou Airbnb.
Quand déléguer ?
Si vous habitez loin, avez plusieurs logements ou peu de temps, une conciergerie peut gérer tout ou partie de l’activité, moyennant une commission souvent comprise entre 15 et 25 % des recettes. Comparez les services inclus (ménage, linge, check-in, gestion des avis).
FAQ
Combien de jours peut-on louer sa résidence principale ?
120 jours par an au maximum, ou moins si la commune l’a décidé.
Faut-il déclarer son meublé en mairie ?
Oui, par une déclaration ou un enregistrement selon la commune.
La location saisonnière est-elle toujours rentable ?
Elle peut l’être, mais les règles plus strictes, la fiscalité moins favorable et le temps de gestion réduisent souvent l’écart avec la location longue durée.
Cet article est informatif ; renseignez-vous auprès de votre mairie et de votre centre des impôts.
Sources : loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 ; Code du tourisme, article L324-1-1 ; Code de la construction et de l’habitation, article L631-7 (changement d’usage) ; Service-public.fr. Vérifié en octobre 2026.